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Plaque NFC ou QR code : le comparatif honnête

Les deux résolvent le même problème : amener un client de votre comptoir jusqu'à votre page d'avis Google, votre profil Instagram ou votre carte, sans qu'il ait à chercher quoi que ce soit. Ils ne le résolvent pas de la même manière, et le choix n'est pas une question de modernité.

Voici le comparatif que nous aurions aimé lire avant de fabriquer nos premiers supports.

Ce qui se passe réellement dans chaque cas

Le QR code est une image. Pour l'utiliser, le client sort son téléphone, ouvre l'appareil photo, cadre le code à bonne distance, attend la reconnaissance, puis appuie sur la bannière qui propose d'ouvrir le lien. Cinq gestes, dont deux qui peuvent échouer : le cadrage et la reconnaissance.

La puce NFC est une antenne passive, sans pile, alimentée par le champ magnétique du téléphone. Le client approche son téléphone à deux ou trois centimètres, une notification apparaît, il appuie dessus. Deux gestes, dont aucun ne dépend de la lumière ou de la stabilité de la main.

Toute la différence tient là. Ce n'est pas une question de rapidité — quelques secondes séparent les deux — mais de taux d'aboutissement. Chaque étape supplémentaire perd une partie des gens.

Le comparatif point par point

Compatibilité

Avantage net au QR code. Tout téléphone doté d'un appareil photo peut le lire, y compris un modèle ancien ou un téléphone d'emprunt.

Le NFC couvre aujourd'hui la grande majorité du parc : les iPhone XR et plus récents le lisent en arrière-plan sans manipulation, la quasi-totalité des Android vendus depuis 2015 en sont équipés. Restent deux cas : les iPhone 7 à X, qui demandent d'ouvrir le centre de contrôle, et les Android dont la fonction NFC est désactivée dans les réglages.

C'est le seul argument sérieux en faveur du QR, et il est réel.

Conditions d'utilisation

Avantage au NFC. Un QR code a besoin de lumière, d'une surface propre et non réfléchissante, et d'une distance de lecture correcte. Dans un bar en soirée, sur une table sous un vernis brillant, ou derrière une vitrine qui renvoie le reflet du ciel, il échoue régulièrement. La puce NFC fonctionne dans le noir complet, à travers un étui de téléphone, et même si la plaque est un peu sale.

Distance

Avantage au QR code, et c'est décisif dans certains contextes. Un QR code se lit à un mètre ou plus s'il est assez grand : sur une affiche en vitrine, un chevalet de terrasse, un panneau de chantier. Le NFC exige un contact quasi direct. Il ne peut donc pas être lu depuis l'extérieur d'une vitrine, ni depuis une table voisine.

Durabilité

Match nul, avec des modes de défaillance différents. Un QR code imprimé s'use, se raye, jaunit au soleil et devient illisible. Une puce NFC ne s'use pas mais peut être détruite par un pli net ou par un choc sur l'antenne. En pratique, sur un support rigide posé sur un comptoir, les deux tiennent des années.

Modification du lien

Avantage au NFC. Une puce NFC réinscriptible se reprogramme : vous changez d'établissement, de numéro ou de réseau, le même support continue de servir. Un QR code imprimé est figé — sauf s'il passe par une page intermédiaire, ce qui nous amène au point suivant.

Coût et abonnement

C'est là qu'il faut regarder de près. Un QR code statique est gratuit à générer et ne coûte que l'impression. Mais beaucoup de solutions commerciales proposent des QR codes dynamiques, qui pointent vers une page intermédiaire capable de compter les scans et de rediriger. Cette page appartient au prestataire, et elle se paie par abonnement : le jour où vous arrêtez de payer, votre code ne mène plus nulle part.

Une puce NFC programmée directement sur votre adresse finale n'a besoin d'aucune infrastructure. Elle coûte plus cher à l'achat qu'une impression, et rien ensuite.

Discrétion et image

Avantage au NFC, sur le plan esthétique. Un QR code est un carré noir qui occupe l'essentiel du support et qui date visuellement une devanture. Une plaque NFC peut ne rien afficher d'autre que votre logo et une phrase. Dans un salon, un institut ou un restaurant qui soigne sa décoration, cela compte plus qu'on ne l'admet.

Où chacun gagne vraiment

Le QR code gagne partout où le client est à distance ou où la lecture doit être possible pour tous sans exception : affiche en vitrine, chevalet de terrasse, flyer, carte de menu imprimée, panneau, packaging, tout document que le client emporte chez lui.

Le NFC gagne partout où le client est à portée de main et arrêté : comptoir d'encaissement, chevet d'une chambre en location, tableau de bord d'un véhicule, table de restaurant, présentoir de caisse. C'est-à-dire précisément l'endroit et le moment où l'on demande un avis.

La vraie réponse, souvent, c'est les deux

Il n'y a aucune raison de choisir. Un support qui porte une puce NFC et un QR code imprimé couvre tous les cas : le client équipé approche son téléphone, celui qui a un iPhone plus ancien ou un Android sans NFC scanne le code, et personne n'est laissé de côté.

C'est la raison pour laquelle nous proposons l'impression d'un QR code sur nos supports en option, à 4,90 €, plutôt que d'en faire deux gammes séparées. Sur un comptoir, cette option supprime le seul angle mort du NFC pour le prix d'un café.

Ce qu'il faut retenir

Le QR code n'est pas dépassé : il reste imbattable à distance et sur papier. Le NFC n'est pas un gadget : il supprime trois étapes au moment exact où ces trois étapes vous coûtent des avis.

Si vous devez trancher pour un seul support de comptoir, prenez le NFC et ajoutez-y le QR. Si vous équipez une vitrine ou une terrasse, prenez le QR sans hésiter.

Et dans les deux cas, méfiez-vous des solutions qui font transiter votre client par une page qui ne vous appartient pas : c'est ce qui transforme un achat unique en abonnement, et c'est aussi ce qui, quand cette page pose une question de satisfaction avant de rediriger, vous met en infraction avec les règles de Google sur la sollicitation d'avis.

Voir la plaque avis Google — 34,90 € livrée, programmée

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